La pompe à chaleur air-eau, une solution économique pour le chauffage

pompe à chaleur

Choisie pour équiper une maison neuve comme pour remplacer une chaudière à énergie fossile, la pompe à chaleur air-eau se raccorde au réseau et garantit le confort dans toutes les pièces. Captant les calories contenues dans l’air extérieur, cet appareil innovant produit de l’air chaud, et dans certains cas de l’air frais, en minimisant la dépense électrique. Son rendement et son faible impact écologique en font un appareil performant permettant de minimiser son empreinte carbone.

Le fonctionnement d’une pompe à chaleur air-eau

L’installation d’une pompe à chaleur air eau est possible dans le neuf régi par la RT2012 ou la RT2020, comme dans l’ancien. Les travaux de rénovation énergétiques sont rapidement réalisés et ne demandent que très peu de modifications. Cette PAC aérothermique se compose d’un groupe extérieur placé sur la terrasse ou fixé contre un mur et d’un module intérieur à raccorder au chauffage central. Le principe de fonctionnement de tout appareil écologique à énergie renouvelable est l’assurance de réaliser des economies d energie intéressantes. Après avoir capté l’air extérieur, la PAC extrait les calories et les transmet au circuit de chauffe, c’est-à-dire aux radiateurs, aux ventilo-convecteurs ou au plancher chauffant, en utilisant son fluide frigorigène qui passe alors de l’état liquide à l’état gazeux. Si l’appareil est réversible, le système est inversé pour obtenir de l’air frais. En mode Inverter, les besoins sont calculés automatiquement en se basant sur les données relevées par la sonde extérieure. Les sites spécialisés comme quelleenergie.fr aident les consommateurs à déterminer les appareils les plus performants selon leur habitation et leur budget. Bon à savoir : l’installation d’une PAC nécessite un accord préalable de la municipalité. Une déclaration de travaux est à réaliser par les propriétaires des lieux.

Les différents éléments d’une PAC air-eau

Plusieurs composants permettent le transfert des calories de l’air extérieur vers le plancher chauffant ou les radiateurs. Le fluide frigorigène sert de conducteur. Les plus importants sont :

  • l’évaporateur qui permet la transformation du fluide en gaz ;
  • le compresseur dont le rôle est de chauffer le gaz et d’augmenter la pression ;
  • le condenseur qui aide à délivrer la chaleur produite au réseau ;
  • le détendeur qui joue le rôle inverse de l’évaporateur en retransformant le gaz en liquide.

Ce sont ces diverses opérations thermodynamiques qui consomment de l’énergie électrique. Lors de l’audit technique réalisé en amont de l’installation, les chauffagistes agréés estiment la puissance nécessaire en fonction de la superficie du lieu mais aussi des besoins ressentis par les occupants du logement, du nombre de pièces ou encore du niveau d’isolation. Certains indicateurs permettent de juger l’efficacité d’un appareil. Le COP indique combien de kW/h sont produits pour 1 kW d’électricité dépensée. Plus ce coefficient est haut, plus la PAC est performante. L’Etas (Efficacité énergétique saisonnière) vérifie la consommation théorique sur une année entière et donne une idée objective du rendement de la PAC.

Quelle est la consommation d’une PAC air-eau ?

En moyenne et selon l’ADEME, la consommation d’électricité d’une PAC air-eau est de 51 kW/h mais cette estimation dépend de la marque et du modèle choisis, de la technologie intégrée et du coefficient de performance (COP) associé. Les caractéristiques techniques évoluent régulièrement pour permettre de chauffer chaque pièce de façon homogène tout en garantissant une baisse de la consommation. L’environnement, le climat de la région mais également l’orientation de l’habitation jouent sur les performances. Grâce à une installation conforme aux préconisations du constructeur et à des réglages adaptés, les PACs air-eau fonctionnent de façon optimale en limitant la dépense électrique. Ce système de chauffage peut aussi permettre la production d’eau chaude sanitaire en reliant le module placé dans la maison au ballon ou cumulus. Les deux unités restent compactes et prennent peu de place en intérieur comme en extérieur. De façon plus précise, la pompe à chaleur consomme en moyenne 5100 kW/h si la superficie de la maison est de 100 m² et 10 200 kW/h si la superficie est de 200 m². Le calcul est simple : consommation en kW/h x nombre de m².

Prix d’une PAC air-eau, aides au financement et entretien

Le coût d’une PAC air-eau varie selon sa puissance et ses caractéristiques, sa complexité d’installation et son raccordement ou non au ballon d’eau chaude sanitaire. Le tarif varie de 10 000 € à 15 000 € en moyenne pour un système sans eau chaude sanitaire et de 11 000 € à 16 000 € pour un appareil qui prévoit le raccordement au ballon d’eau chaude. Pour aider les particuliers à s’équiper, l’État propose différentes aides dont MaPrimeRenov et l’éco Ptz. Ces aides sont complétées par les éco primes délivrées par les fournisseurs d’énergie. Cumulés, les montants peuvent représenter jusqu’à 90 % du prix total de la PAC. Notez que la mise à disposition de ces aides est d’abord conditionné par les revenus du foyer : un ménage aisé ne pourra par exemple bénéficier que d’un financement égal à 40 % du montant total de la facture, tandis qu’un ménage très modeste se verra généralement rembourser la quasi totalité de son investissement. Il est facile de vérifier son éligibilité en réalisant une simulation en ligne et en se faisant aider par des conseillers énergie. D’autres conditions sont associées à l’octroi des aides de l’État. Il convient de choisir une PAC :

  • dont les performances sont reconnues ;
  • qui n’émet que très peu de CO² ;
  • posée par un professionnel qualifié RGE (Reconnu garant de l’environnement).

Indispensable, l’entretien de la PAC air-eau doit être réalisé une fois par an si la charge en fluide frigorigène est égale ou supérieure à 2 kg. Un professionnel reconnu effectue les diverses manipulations, nettoie les éléments les plus sollicités et vérifie les réglages.